Fini, la Journée des femmes ! Désormais, le 8 mars est la Journée du vol MH370. Dimanche soir, dans les JT, la commémoration de la disparition du Boeing de la Malaysia Airlines arrive bien avant la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Laurent Delahousse présente « le symbole français d’un drame qui s’est joué à des milliers de kilomètres d’ici [environ, NDLR]. Il y a un an, Ghyslain Wattrelos perdait sa femme et deux enfants dans la catastrophe du vol MH370, qui reste toujours inexpliquée ».
Les jours précédents, Ghyslain Wattrelos a écumé les plateaux télé. Il est même le principal protagoniste d’une grande enquête de W9 dont le titre laisse espérer une explication définitive au mystère, Disparition du vol de la Malaysia Airlines : que s’est-il vraiment passé ? « Nous allons vous raconter l’histoire folle du vol MH370 », confirme la voix off en préambule. « L’avion s’est évaporé et c’est une première dans l’histoire de l’aviation. » Une évaporation, voilà la solution !
« Nous avons repris l’enquête, analysé toutes les hypothèses, tous les scénarios. » Et nous les avons illustrés par autant de reconstitutions d’accidents, d’actes terroristes, d’incendies, de rencontre avec un missile… avec force déflagrations et scènes de panique à bord de l’avion. Par rapport à une série documentaire du style Air Crash, où une seule catastrophe est reconstituée à chaque épisode, le vol MH370 offre de mettre en scène toutes sortes de drames dans un film multi-catastrophe.
Chacune de ces tragédies est hautement probable, ne manque pas de rappeler le commentaire. « L’hypothèse paraît on ne peut plus crédible » (il est peut-être entre les mains de dangereux terroristes). « En fait, il y aurait un scénario, vraisemblable celui-là, une thèse qui peut sembler folle mais qui pourrait coller avec les éléments dont la police dispose » (détourné par des terroristes, il a été abattu par un missile américain quand il s’est approché trop près de la base de Diego Garcia). « L’un des scénarios mérite qu’on s’y attarde même s’il s’apparente à de la science-fiction » (la prise de contrôle de l’avion à distance). « C’est sans doute, au final, l’hypothèse la plus crédible et peut-être la plus plausible » (l’explosion de batteries au lithium transportées dans la soute).
« Alors, le Boeing a-t-il été victime d’une dépressurisation après l’explosion des batteries au lithium ? L’hypothèse est séduisante », assure la voix off sur de séduisantes images de passagers suffoquant faute d’oxygène.
Une chose est sûre : « On nous cache quelque chose », les experts aéronautiques interrogés par W9 et les famllles des vicitmes, Ghyslain Wattrelos en tête, sont d’accord là-dessus. Quelque part, forcément, « quelqu’un connaît la vérité ». Une vérité qui n’est pas bonne à dire puisque, « sans sombrer dans la théorie du complot, il y a une espèce d’omerta ». Le silence des autorités malaisiennes est motivé par « une raison bien précise ». Celui des Américains est « assourdissant ». Et « Barack Obama n’est pas le seul à se taire. Les autorités françaises elles aussi sont restées muettes. » Etrange.
Une explication logique m’est pourtant apparue en regardant le 20 heures de France 2, dont un sujet m’a rappelé une hypothèse aussi plausible que certaine, émise par W9. Le Boeing de la Malaysia Airlines aurait été détruit, d’une manière ou d’une autre, à seule fin d’éliminer certain(s) de ses passagers. L’enquête mentionnait une cible de choix, avec la présence à bord de vingt chercheurs chinois de la société américaine Freescale qui travaillaient sur « le projet KL02 », un brevet « ultra-secret, révolutionnaire » pour « rendre des avions furtifs » grâce à « une micro-puce informatique aux pouvoirs incroyables ».
Or, « après trente heures de garde à vue, annonce Laurent Delahousse, l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a finalement été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ainsi que faux et usage de faux ». « Les enquêteurs voulaient en savoir plus au sujet d’un virement de 500 000 euros venus de l’étranger, détaille un journaliste. Qui a versé cet argent et pourquoi ? L’ancien ministre l’assure, aucun lien avec les soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Lui et son avocat évoquent la vente de deux tableaux d’un peintre flamand. Même si pour l’heure les œuvres n’ont pas été vues autrement qu’en photo et l’acquéreur malaisien jamais entendu. » Malaisien, l’acquéreur ? Jamais entendu ?
Ça paraît évident. Le mystérieux acquéreur malaisien se trouvait à bord du vol MH370, et c’est pour le faire disparaître que le Boeing a été détruit. Cela expliquerait aussi la présence des batteries au lithium qui voyageaient en contrebande : elles étaient placées dans la soute, juste à côté des tableaux d’Andries Van Eertvelt, pour s’assurer qu’il n’en resterait rien (sauf des photos).
Un autre indice confirme que les affaires Guéant et MH370 sont liées. C’est le même jour où l’ancien ministre était mis en examen et « soumis à un contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre en Malaisie et de rencontrer certains autres protagonistes » que Ghyslain Wattrelos, qui sur W9 se plaignait de ne jamais y avoir été reçu, a enfin obtenu un rendez-vous à la présidence de la République : « il s’est rendu à l’Elysée, réclamant l’aide de la France », annonce Laurent Delahousse. Cette conjonction ne laisse plus aucun doute sur le mystère de la disparition du vol MH370. Sans sombrer dans la théorie du complot, bien sûr.
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Source : Gros plan – Google Actualités
