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La discrète mais efficace revanche de DSK sur François Hollande | Atlantico.fr – Atlantico.fr

Atlantico : DSK a durement critiqué l’accord trouvé avec la Grèce, parlant de « diktat ». Proche de certains frondeurs du PS, l’ancien directeur du FMI s’est clairement positionné à l’inverse des positions de François Hollande, une attitude qu’il cultive depuis plusieurs semaines. En quoi représente-t-il un pouvoir de nuisance pour le président ? Jusqu’où souhaite-t-il « l’ennuyer » ?

Eddy Fouger : Dominique Strauss-Kahn a comme points forts les faiblesses de François Hollande. Il incarne la crédibilité en matière économique, il est considéré comme un expert de classe internationale  – compte tenu de sa carrière universitaire, de son poste de ministre de l’économie, de sa direction du FMI. François Hollande, quant à lui, a tendance à pécher aux yeux de beaucoup sur le plan économique et social, compte tenu des résultats décevants de sa politique, de sa maitrise des déficits de l’endettement public, de croissance, ou de chômage.

Le contraste est assez fort entre quelqu’un qui est vu comme extrêmement compétent et respecté au niveau international, et quelqu’un qui n’est pas très estimé.

Le deuxième point fort de DSK, c’est en communication. Il maitrise très bien ce domaine alors que ce n’est pas spécialement un point fort de François Hollande.

La capacité de nuisance que l’ancien patron du FMI peut avoir est de mettre en exergue deux points faibles du président au niveau de l’opinion, voire aux yeux des sympathisants et des militants de gauche. Il l’a fait déjà de manière assez notoire il y a quelques années, et il le fait à nouveau sur cet enjeu particulièrement fort qui a mené à cet accord entre la zone euro et la Grèce.

Le point final de cette nuisance pourrait-être de se positionner comme un recours potentiel à gauche face aux difficultés que François Hollande pourrait connaitre dans sa présidence. Dans une situation où l’économie ne repartirait pas et où au contraire que les difficultés en Grèce ou ailleurs pourraient contribuer à faire que la reprise ne pointe pas le bout du nez, que le chômage continuerait de progresser. François Hollande a dit lui-même que si la courbe du chômage ne s’inversait pas, il ne se représenterait pas. On peut imaginer aussi que Manuel Valls puisse pâtir de cette situation défavorable. Quel serait le plan B à gauche ? Il n’y en a pas beaucoup. Les enquêtes d’opinion ont montré que l’option DSK n’était pas aussi impossible que l’on pourrait l’imaginer il y a quelques années.

En revanche, il est limité par son gros point faible qu’est l’exemplarité et l’image personnelle qu’il dégage. Elle a été largement abimée par les histoires que nous avons connues.

Olivier Rouquan : Je ne suis pas sûr que DSK cherche à ennuyer le Président. Il exprime une opinion partagée par nombre d’économistes et d’anciens responsables, dont Romano Prodi ou Jacques Delors, visant à souligner le manque d’audace de l’Union européenne, essentiellement du fait de la rigidité de la posture allemande. DSK ajoute qu’il sait gré à François Hollande d’avoir « tenu »… En creux, peut-être lu un regret pour la France, celui de ne pas avoir instauré un rapport de forces plus dur avec Berlin après 2012, et d’avoir mis entre parenthèses la stratégie de croissance. Mais la France pouvait-elle faire autrement du fait de ses faiblesses économiques structurelles ?

Source Article from http://www.atlantico.fr/decryptage/discrete-mais-efficace-revanche-dsk-francois-hollande-eddy-fouger-rouquan-olivier-2246778.html
Source : Gros plan – Google Actualités

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