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Français, déchirez les livres de handball (et la Suède, au passage) – Blog Le Monde (Blog)

Tel est le mot d’ordre lancé par Claude Onesta avant l’ultime rencontre du premier tour entre les « bricolos » de l’équipe de France et les « puristes » suédois. Cette fois, les choses sérieuses commencent. Kick-off à 19 heures, en direct sur ce blog.

Ce serait gonflé d’affirmer qu’elles ont été amusantes jusqu’à présent, mais ce n’est pas faux de dire que les choses sérieuses commencent maintenant pour l’équipe de France. Oui, la République tchèque leur a mis 18-14 en seconde mi-temps. Oui, l’Egypte les a sacrément secoués. Oui, l’Islande les a contraints au match nul (26-26). Oui, l’Algérie est revenue à un but à un quart d’heure de la fin. Mais la Suède, qui se présente face aux Bleus ce soir, c’est encore un étage au-dessus.

Lire : Quand les Suédois ne disaient bonjour à personne

Cette rencontre aux airs de finale olympique (Londres 2012, ah là là) donnera au vainqueur la première place du groupe C (qui reviendra à la Suède en cas de match nul), et ça ne sera pas qu’une affaire de prestige. Car le premier du groupe affrontera en huitième de finale le quatrième du groupe D – Argentine ou Russie – tandis que le second devra se coltiner le troisième – Pologne ou Danemark -, ce qui n’est pas tout à fait la même histoire, quand on sait que seule une place en quart de finale de ce Mondial donnera accès à un tournoi de qualification olympique pour Rio. En cas d’élimination en huitième, il faudra alors finir dans les trois premiers de l’Euro 2016 pour y avoir droit.

ONESTA : « ON A SOUVENT ÉTÉ BRICOLOS »

Et quand on sait que le premier du groupe jouera, s’il arrive jusque-là, son quart de finale face au vainqueur de Macédoine-Slovénie, alors que le second héritera vraisemblablement de la Croatie, on est d’accord avec Claude Onesta, qui résume : « Ce match n’est pas vital, puisqu’à la fin, on n’aura pas perdu la vie, mais c’est un match qui va donner des indications sur la suite. Et c’est peut-être le match référence dont on a besoin maintenant ».

Car il ne faut pas tourner autour de la zone : jusqu’à présent, les Bleus n’affichent pas une sérénité absolue, et ont notamment connu quelques sueurs froides lorsque les remplaçants étaient sur le terrain pour faire souffler les cadres. Le sélectionneur français s’est d’ailleurs montré on ne peut plus clair quant au sort des suppléants qui ne donnent pas vraiment satisfaction (à savoir Guillaume Joli et Igor Anic, essentiellement) : « A partir de maintenant, on va rentrer dans une compétition où les faibles n’auront pas leur place. »

Mais pas d’inquiétude malgré tout chez Onesta, après quatre premiers matchs où rien n’a été facile : « Regardez les compétitions précédentes, on n’a pas été parfaits du premier au dernier jour. On a souvent été bricolos (à propos de bricolage, voir plus bas), et un jour ça s’éclaire. Donc j’espère que ça va s’éclairer dès [aujourd’hui]. »

Pour que cela s’éclaire face aux artistes suédois, impressionnants depuis le début du tournoi, il va peut-être falloir faire appel au côté sombre des Bleus, si l’on en croit cette ultime Onestade : « Les Suédois sont des puristes, des joueurs merveilleux quand on les regarde jouer, mais dès qu’on les secoue un peu, ils sont moins beaux à voir. Le jeu suédois est le jeu des livres de handball. A nous de déchirer quelques pages dans le livre pour qu’il soit plus difficile à lire. »

Henri Seckel

ONESTA LE BRICOLEURAnalyse intéressante du sélectionneur, hier en conférence de presse, sur la différence culturelle entre les handballs (les handbaux ?) français et suédois.

« On est calculateurs. Contrairement aux Suédois qui jouent toujours le même handball en essayant de le jouer parfaitement bien, on est plus des types qui essaient de s’accommoder de tout en permanence. On est capables de trouver une mauvaise solution, mais efficace, plutôt qu’une bonne, mais qui ne trouve pas son efficacité. Parfois, on a des joueurs qui sont moins justes, mais qui sont plus efficaces. C’est vrai qu’on n’est pas construits culturellement de la même façon.

Le handball, chez nous, n’est pas abordé partout sur le territoire de la même façon. Il n’y a pas une façon de faire du handball en France, on n’apprend pas le handball pareil en Alsace, à Marseille ou en Bretagne, chacun a un peu inventé son handball. Quand vous avez une homogénéité à réaliser dans une sélection, vous allez devoir un peu bricoler pour faire jouer ces gens ensemble. Si vous y ajoutez des Antillais ou des Réunionnais, vous pouvez imaginer les chocs de culture. Et ça, c’est la richesse du handball français, contrairement au handball des Scandinaves qui est un handball unique. Donc ils le réalisent de manière parfaite, mais nous, on est capables de bricoler des solutions dans une palette qui est parfois difficile à appréhender pour notre adversaire. »

MÜLLER L’ÉQUARISSEUR
L’Allemagne – qui n’aurait jamais dû disputer ce Mondial, ne l’oublions pas – n’aura pas fait le voyage pour rien, comme dirait l’autre. Notamment Michael Müller, qui a tenté de désosser le visage de l’Argentin Juan Fernandez. Sanction : deux petites minutes d’exclusion. Tout va bien.

LIRE AUSSI• Quand les Suédois ne disaient bonjour à personne• Bertrand Roiné, le handballeur français du Qatar : « Je ne me sens pas qatari »

LES QUATRE PREMIERS HUITIÈMES DE FINALE (DIMANCHE)
Croatie-Brésil
Espagne-Tunisie
Qatar-Autriche
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Source Article from http://handball.blog.lemonde.fr/2015/01/24/francais-dechirez-les-livres-de-handball-et-la-suede-au-passage/
Source : Gros plan – Google Actualités

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