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Gers : désormais ex-sénateur, Aymeri de Montesquiou se rebiffe – Sud Ouest

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aintenant que l’élection d’Aymeri de Montesquiou au poste de sénateur du Gers est annulée, on se presse au portillon.

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Jeudi, le Conseil constitutionnel annonçait l’invalidité de l’élection du sénateur gersois et son inéligibilité pour un an, suite au rejet de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), confirmé par les Sages.

Depuis avril, où ses comptes de campagne ont été rejetés, Aymeri de Montesquiou n’a cessé de répéter qu’il ne s’agit « que d’une question de procédure ». Son mandataire financier, Jean Duclavé, maire de Magnan, expliquait au printemps dernier : « Il n’y a pas eu de malversation. C’est la troisième élection sénatoriale à laquelle il se portait candidat, mais c’est la première fois que les dépenses devaient être réglées par le mandataire. »

La rapière brandie

Aymeri de Montesquiou, démissionnaire d’office, se rebiffe. « Je me sens combatif parce que je suis furieux », avoue-t-il.

Nous avons le droit de dépenser 21 000 euros, j’en ai dépensé 8 700. Mon mandataire avait demandé une carte de crédit à la banque qui avait refusé. Du coup, il remboursait ma suppléante de tous les frais engagés, avec factures à l’appui.

Prêt à défourailler la rapière, il juge « la sanction disproportionnée au fait ». Il va jusqu’à préciser : « Quelqu’un qui n’a pas commis de malversation est sanctionné autant que quelqu’un qui a fait. » Le désormais ex-sénateur ne repousse pas l’hypothèse de faire appel auprès de la Cour européenne. Serait-il victime d’un règlement de compte politique ? « Non, je ne le crois pas, répond-il. C’est le règlement. Simplement, dans mon esprit, les juges jugeaient en leur âme et conscience mais là, ils ont plutôt agi comme les douaniers qui vous arrêtent à la frontière parce que vous portez un polo avec un crocodile. Alors qu’ils savent que tout le monde est de bonne foi, ils nous sanctionnent. »

En attendant, les candidatures n’ont pas tardé à s’accumuler, l’élection du successeur éventuel d’Aymeri de Montesquiou devant intervenir dans les trois mois. À gauche, le PRG Raymond Vall a annoncé sa candidature, comme en septembre dernier, pour « poursuivre le travail de défense de la ruralité » effectué durant les années où il était sénateur. Le Parti socialiste, qui pourrait passer un accord avec le maire de Fleurance, mais aussi compter un deuxième élu au côté de Franck Montaugé, ne s’est pas encore positionné.

À droite, il y a déjà pléthore de candidats. Le conseiller départemental du canton de Fezensac, Robert Frairet, a été l’un des premiers à dégainer, soulignant son expérience et son attachement viscéral au territoire :

Je ne demanderai que le soutien des grands électeurs. Je considère que les états-majors parisiens sont éloignés de problématiques locales et que seule la décision des élus gersois doit l’emporter pour ce scrutin local. 

Karine Mouton, sa suppléante, sera la candidate union UDI-UMP. Aymeri de Montesquiou ne cache pas qu’il l’estime « être la plus légitime car c’est elle qui connaît le mieux le terrain ». Elle travaille à ses côtés depuis dix-sept ans. Déjà candidat en septembre dernier, Alain Duffourg se place également sur la ligne de départ, même s’il souhaite consulter les responsables politiques locaux avant de se positionner : « Tout ceci est très soudain. Ma ligne restera équivalente à celle que j’ai présentée lors de la précédente élection. »

Indécis et jeune premier

Et puis il y a les indécis : le maire de Condom et candidat à la tête de liste gersoise pour les régionales, Gérard Dubrac, se dit « tenté ». Mais « ce n’est pas qu’une décision personnelle, précise-t-il. Il faut pour cela l’investiture nationale de mon parti. »

Enfin, Romain Duport, qui avait créé la surprise en réalisant un bon score malgré son statut d’indépendant, se relance dans la bataille avec un discours que les événements renforcent : « J’invite les grands électeurs à se rassembler derrière le jeune Gascon de cœur et d’esprit que je suis afin de redorer le blason du département du Gers, de participer à l’avènement d’un souffle nouveau pour la démocratie, d’œuvrer pour l’exemplarité des parlementaires et de veiller à un juste aménagement de notre territoire. »

Source Article from http://www.sudouest.fr/2015/06/13/furieux-et-combatif-1950222-2277.php
Source : Gros plan – Google Actualités

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