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Lavrilleux dégoupille sa grenade – Marianne

Détendu, poignée de main ferme et orange pressée pour Jérôme Lavrilleux, qui nous répond au bar des eurodéputés, à Strasbourg, à la vue de tous ses collègues. L’eurodéputé a repris des forces depuis l’été dernier, où le grand public le découvrait en larmes, sur BFMTV, en plein scandale Bygmalion. Depuis, il s’est enfermé dans son travail de parlementaire, a assisté à toutes les réunions et s’est attiré les faveurs de ses collègues. La preuve ? Ceux-là ont voté contre son exclusion du groupe, pourtant exigée par le chef de la délégation, Alain Lamassoure. Pour ce dernier, tous les moyens étaient bons pour écarter l’homme par qui le scandale est arrivé. Comme oublier d’inclure Lavrilleux dans les destinataires des mails de réunions. « J’étais l’Antéchrist, soupire-t-il. Lamassoure a commencé le mandat avec des gousses d’ail en s’approchant de moi. » Avant de souligner sa victoire par ippon contre le boss (juppéiste) de la délégation : « J’ai obtenu l’unanimité en ma faveur. »

« Ce n’était pas de l’insulte, c’était de la haine à l’état pur », se souvient Lavrilleux, lorsqu’on l’interroge sur sa traversée du désert de l’été dernier. Et au petit jeu de la haine, justement, le champion serait, si l’on en croit Lavrilleux, François Fillon. « Il est mort », décrète l’eurodéputé, oubliant un peu vite que personne ne meurt politiquement. Persuadé que l’ancien Premier ministre a demandé à l’Elysée lors de son déjeuner avec Jean-Pierre Jouyet, de « taper vite » sur Sarkozy, Lavrilleux l’a bien observé chez Claire Chazal : « Il avait bien fait sa raie, il a pris sa voix de Roger Gicquel… Le problème, c’est qu’il a été pris les mains dans le pot de confiture, et qu’il y en avait plein le plateau ! » François Fillon ne serait qu’un « fourbe haineux », et « c’est ce qu’il y a de pire », selon Lavrilleux. Conclusion tout en finesse de l’ancien bras droit de Jean-François Copé : « Il vaut mieux ne pas le connaître pendant la guerre… »

Sourire en coin, celui qui a codirigé la campagne galopante de 2012 passe à Alain Juppé. « On ne peut pas se présenter à la présidence de la République à son âge », proclame-t-il. Trop vieux pour tenir le coup en campagne. Juppé, il en est persuadé, fera pourtant tout pour être candidat, quitte à affronter Sarkozy au premier tour : « Il saisira le moindre motif pour juger la primaire pas conforme et quitter l’UMP, ça va être sanglant. » Nicolas Sarkozy lui-même n’est pas totalement épargné. Son retournement de veste sur le mariage gay, devant les militants de Sens commun ? « Soit tu assumes ta position dès le départ, soit tu vas dans leur sens. Sur ce genre de choses, on ne peut pas finasser. »

Après tout, le seul que Lavrilleux préserve totalement, c’est Jean-François Copé. Son patron de toujours qu’il vouvoie encore, après des années de collaboration. Lorsqu’on s’en étonne, Lavrilleux dévoile une ambition inédite : « Juppé n’a jamais tutoyé Chirac… Je souhaite à Jean-François le même destin qu’à Chirac, et à moi celui de Juppé… » En toute immodestie.

Source Article from http://www.marianne.net/Lavrilleux-degoupille-sa-grenade_a243190.html
Source : Gros plan – Google Actualités

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