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La Libye au cœur de la visite du président égyptien en France – Le Monde

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, au Caire, le 25 octobre.Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a confirmé, jeudi 20 novembre, sa visite en Italie et en France, à la fin du mois de novembre, dans un entretien à la chaîne de télévision France 24. Plus d’un an après les vives condamnations internationales dont elle a fait l’objet – suite à la sanglante dispersion des sit-in des Frères musulmans, qui avait fait au moins 800 morts, le 14 août 2013 au Caire –, l’Egypte confirme son retour sur la scène internationale et le renforcement de ses relations avec la France. Les dossiers sécuritaire et économique seront au menu de cette visite officielle, dont l’idée avait été évoquée entre le président François Hollande et son homologue égyptien en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, fin septembre à New York.

La Libye est pour les deux chefs d’Etat le dossier prioritaire. Sur la chaîne France 24, le président égyptien a plaidé pour « un effort commun ». « Nous, en tant que communauté internationale, Européens et Américains, nous devons renforcer l’armée nationale libyenne pour lutter contre les terroristes et renforcer la Libye », a-t-il dit. Le Caire et Paris ont accru leur coopération sécuritaire face à la déstabilisation de ce pays, en proie aux combats entre milices et à l’émergence de groupes djihadistes proches d’Al-Qaida et de l’Etat islamique. L’Egypte, qui craint des flux d’armes et de combattants avec les groupes actifs dans le Sinaï, a signé début octobre un accord de sécurité bilatéral avec les autorités libyennes élues en juin et réfugiées dans l’est du pays, à Tobrouk.

« Nous aidons l’armée nationale libyenne et le Parlement libyen à travers le gouvernement en place », a indiqué le président égyptien. Ce dernier a de nouveau nié que ses forces armées soient intervenues directement en Libye. « Si nous étions intervenus directement, à ce moment je n’aurais pas hésité à le dire haut et fort. » L’Egypte et les Emirats arabes unis ont été accusés d’avoir mené des raids aériens à Tripoli, en août, et dans l’Est du pays, en octobre, contre la coalition Aube de la Libye, qui conteste les autorités élues.

Zone-tampon avec Gaza

L’Egypte n’entend pas accroître sa participation au sein de la coalition internationale engagée en Irak et en Syrie contre l’Etat islamique. « Nous faisons ces efforts chez nous en Egypte, dans le Sinaï, sur les frontières de l’Ouest, les frontières du Sud », a justifié le président égyptien. Le Caire a intensifié sa lutte antiterroriste contre les groupes djihadistes actifs dans le Sinaï dont le principal d’entre eux, Ansar Beit Al-Maqdis, a fait allégeance en novembre à l’EI.

Le chef de l’Etat a par ailleurs justifié l’évacuation en 48 heures de plus d’un millier de familles de la ville de Rafah, fin octobre, pour créer une zone-tampon avec la bande de Gaza, qui avait donné lieu à des protestations de la population. « Nous partageons une frontière avec Gaza, mais évidemment il n’y a pas, à l’heure actuelle, de contrôle efficace de la circulation des biens et des personnes dans cette zone. Nous avions un accord avec la population locale qui a compris qu’il fallait évacuer la zone pour la sécurité de l’Egypte, c’est pour le bien de notre pays », a-t-il assuré. Cette zone-tampon doit être élargie à un kilomètre à la suite de la découverte de nouveaux tunnels de contrebande.

Contrats d’armements

Sur le plan économique, les discussions doivent se poursuivre sur des contrats d’armements militaires. Après l’annonce en juin de l’achat de quatre corvettes DCNS, l’Egypte pourrait se procurer deux corvettes supplémentaires. Les discussions devraient également porter sur la modernisation de la flotte aérienne égyptienne, composée notamment de Mirage 5 et 2000, et le renforcement de la défense aérienne égyptienne. L’achat de 24 avions Rafale a été évoqué comme option. « Les nouveaux contrats dépendent de ce que la France peut fournir. Si la France comprend la situation actuelle et nous offre des facilités, ce sera un critère important », plaide le président égyptien. D’autres investissements français seront évoqués, dans le cadre notamment des mégaprojets lancés par l’Egypte, lors d’une rencontre prévue entre la délégation égyptienne et une délégation du Medef.

Sur le volet des droits de l’homme et de la répression contre les Frères musulmans, classés organisation terroriste en décembre, le président égyptien s’est défendu en arguant des « circonstances exceptionnelles » auxquelles fait face l’Egypte. « Nous n’avons pris aucune mesure d’exception, le 30 juin, le 3 juillet ou le 7 juillet, nous avons invité tout le monde à participer au processus politique et eux ne l’ont pas fait, ils ont utilisé la violence comme un moyen. C’est la doctrine de l’islam politique. » Le président égyptien a par ailleurs indiqué que la possibilité d’une grâce présidentielle pour les trois journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazira, condamnés à des peines de prison de sept à onze ans en juin, était « en cours d’examen ».

Source Article from http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/11/21/la-libye-au-c-ur-de-la-visite-du-president-egyptien-en-france_4527471_3212.html
Source : Gros plan – Google Actualités

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